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LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE par Gilles William Goldnadel

 

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Paris, le 6 avril 2011
Monsieur le Président de la République
Nicolas SARKOZ
Palais de l Elysée
Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS

Monsieur le Président de la République,

C’est au nom de notre amitié commune pour l’Etat d’Israël et de son peuple que je vous écris aujourd’hui cette lettre que je souhaite rendre publique.

Le rapport du juge Richard Goldstone à l’encontre duquel l’association que j’ai l’honneur de présider s’est toujours montrée sévère compte tenu de sa mission originelle et des conditions de son élaboration, a causé à l’honneur et à la dignité de la nation israélienne des dommages incalculables.

Nous avons considéré à l’époque que la voix de la France au sein de l’Organisation des Nations Unies ne s’était pas montrée suffisamment ferme, a fortiori à l’égard du Conseil des Droits de l’Homme, auquel appartiennent des pays comme l’Iran et la Libye et qui est devenu ces dernières années un vecteur de haine et de division à l’encontre de l’Etat juif, quand ce n’est pas de la France.

Ainsi que vous le savez, le juge Goldstone lui-même, dans un entretien autocritique au Washington Post, vient de reconnaitre que le rapport qui porte son nom était largement injustifié en ce que notamment il était faux de prétendre, qu’au rebours du Hamas, Israël avait intentionnellement visé les populations civiles.

Vous avez toujours voulu vous montrer un ami exigeant de l’Etat Juif.

A diverses reprises, vous n’avez pas hésité à critiquer les positions prises par son gouvernement.

Vous avez ainsi gagné largement la confiance des peuples et des Etats du Proche et Moyen-Orient.

Avec la même exigence de justice et de vérité, nous attendons aujourd’hui de vous, à ce moment crucial, que vous portiez fort et haut la voix de notre pays en exigeant du Conseil des Droits de l’Homme, la révision d’un rapport dont aujourd’hui même son auteur principal reconnait le caractère injuste et excessif.

Au-delà de l’aspect juridique de cette démarche, vous marqueriez ainsi que l’Organisation des Nations Unes, outil si important pour unir les nations, ne doit plus jamais se faire l’instrument du parti pris et de l’iniquité.

Je vous prie de croire que cette présente requête est motivée non seulement par l’intérêt de la France et d’Israël, mais encore par celui de l’humanité toute entière.

Dans l’espoir que vous voudrez vous saisir de cette occasion unique de montrer le juste chemin,

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en ma très respectueuse et amicale considération.

Gilles William GOLDNADEL
Président de
FranceIsraël

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