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L’antisémitisme allemand

Giulio Meotti Traduction française : Galila

Angela Merkel continue à soutenir l’Etat juif, alors que l’opinion publique allemande diabolise Israël, comme beaucoup en Europe.

En Décembre 1972, la terroriste Ulrike Meinhof, qui était alors jugée pour les activités de la Rote Armee Fraktion (Fraction armée rouge-RAF), fut questionnée a propos de son soutien au massacre des athlètes israéliens pendant les Jeux olympiques de Munich. L’interrogatoire l’entraina à dire:
"Auschwitz signifie que six millions de Juifs ont été assassinés et convoyés dans les dépotoirs de l’Europe pour ce que nous leur reprochons : juifs =Argent ".

Lady Meinhof était fière de son antisémitisme. Malheureusement, de nombreux gauchistes allemands qui n’ont jamais commis d’actes de violence, prennent aujourd’hui des positions qui se rapprochent des siennes. Se faisant l’écho du commentaire de Karl Marx comme quoi
«le mal dans le monde est la judéité dans le monde",
le communisme en Allemagne de l’Est a cherché à éradiquer le judaïsme en général, et après la guerre des Six Jours il a adopté une position anti-sioniste.

Aujourd’hui, nous lisons que quarante-sept pour cent des Allemands sont convaincus que ‘«Israël extermine les Palestiniens", selon un sondage réalisé par l’Université de Bielefeld pour la Fondation Friedrich Ebert, affilié au Parti social-démocrate allemand.
Dans un autre sondage mené en 2004 par l’Université de Bielefeld, 51% des Allemands interrogés étaient d’accord avec l’allégation que: "Ce que l’Etat d’Israël fait aujourd’hui aux Palestiniens, n’est en principe pas différent de ce que les nazis ont fait pendant le Troisième Reich aux Juifs".

Les entreprises allemandes avides de traiter des affaires avec Téhéran, l’idéologie anti-sioniste et l’outrage à l’Holocauste font partie d’un vent nouveau antisémite qui est à la hausse en Allemagne. Tous les gouvernements ont donné des prix aux personnalités anti-sionistes et anti-israéliennes et leur ont permis de prononcer des discours critiquant Israël.

En 2008, le gouvernement allemand a été profondément impliqué dans le financement d’une conférence où l’ancien vice-ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Ali Larijani a appelé à la destruction des Juifs.


En 2009, l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder a rencontré le président Ahmadinejad à Téhéran. Schröder a eu également des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, qui a ouvert la conférence à Téhéran le "monde sans le sionisme" et mis en doute la «version officielle de l’Holocauste».


L’année dernière, le président allemand Horst Kohler alors en fonction a remis la Croix fédéral du mérite, l’une des récompenses les plus importantes du pays, à l’avocat Felicia Langer, qui a assimilé Israël à l’Allemagne nazie et au régime d’apartheid sud-africain.


Il y a quelques mois, la ville de Francfort a invité Alfred Grosser à prononcer un discours le jour de la commémoration de la Nuit de Cristal. Grosser a comparé les méthodes nazies dans les années 1930 avec la politiques israélienne à l’encontre des palestiniens.


Dans l’Allemagne d’aujourd’hui, les gauchistes qui nazifient et décrivent Israël comme étant le pays le plus diabolique au monde ont tout simplement facilité l’émission du message comme quoi les juifs sont, en général les personnes les plus détestables.


Norman Paech, porte-parole de la politique étrangère du troisième plus grand parti de l’Allemagne, La Gauche, soutient l’armement nucléaire de l’Iran et emploie la terminologie nazie à l’égard d’Israël.


Lors d’une conférence universitaire a Göttingen, le professeur Arnd Kruger a dit que les athlètes israéliens massacrés lors des Jeux Olympiques de Munich se sont sacrifiés pour prolonger les dédommagements financiers de l’Allemagne et pour entretenir la culpabilité des allemands à cause de l’Holocauste.

Ce ne sont que quelques exemples de cette nouvelle haine radicale pour les Juifs.

Le site de la municipalité de Tel Aviv lors du plus important défilé gay pride d’Europe, qui aura lieu à Berlin en Juin, n’intègrera aucun symbole israélien ni même de balise dans une tentative de rompre le lien entre la capitale allemande et l’Etat juif.


L’opinion publique allemande renferme une fois de plus des éléments qui visionnent un monde débarrassé de l’Etat juif.
La télévision d’état allemande a rapporté une fois le massacre d’Itamar en disant: «Cinq morts après l’attaque d’une famille de colons». La terminologie neutre est une façon d’accepter le meurtre des Juifs.
L’été dernier, à Hanovre, un groupe de musulmans a attaqué une troupe de danseurs israéliens, en criant «Juden raus», tout en jetant des pierres sur eux.

Au cours de l’opération militaire israélienne contre le Hamas,
"mort aux juifs" a été scandé dans l’ensemble des protestations allemandes.

L’anti-sionisme d’aujourd’hui en Allemagne – qui n’est pas la simple critique de la politique israélienne, mais le déni du droit du peuple juif à vivre dans son propre État – lie gauchistes, islamistes et ceux de droite. Des vidéos encourageant au"martyre" sont visionnées tous les jours dans des maisons allemandes, ce qui alimente l’antisémitisme chez les jeunes musulmans en Allemagne. Les programmes sont dispensés en Allemagne via des satellites égyptiens et saoudiens.

Malgré le fait que le gouvernement d’Angela Merkel continue à soutenir l’Etat juif, l’opinion publique allemande diabolise Israël, comme beaucoup en Europe. Et le soutien de l’Allemagne à Israël, normalement inébranlable, n’est pas automatique. Il peut changer demain.


Avec l’Italie, l’exportation. L’économie de la centrale électrique allemande doit être considérée comme contribuant au revenu de base nucléaire de l’Iran et au soutien financier d’Ahmadinejad pour les entités terroristes satellites de son régime, le Hezbollah et le Hamas. L’Allemagne est aussi le plus important partenaire iranien pour l’importation et l’exportation.


Il y a aussi de terribles résonances historiques. L’industrie chimique, BASF est l’une des milliers d’entreprises allemandes basées à Téhéran. BASF a été formé sur les actifs d’IG Farben en 1952, la même compagnie qui a produit le pesticide Zyklon B pour les chambres à gaz.


Il y a quelques jours, une délégation israélienne venant de Judée et Samarie, s’est rendue en Allemagne. Le maire de Cologne les a appelés "colons", persona non grata, les empêchant de pénétrer dans l’Hôtel de Ville. Le maire a nié que les juifs de Samarie ont toujours vécu là-bas.


Le professeur de littérature, Hillel Weiss, de l’université Bar Ilan a traité d’une belle "élégie" écrite par le rabbin Yoel Halevi, dont la famille et la communauté ont été assassinées au cours de l’un des premiers pogroms européens. L’élégie raconte sur les âmes juives qui "comme l’encens montent" au ciel.


Le miroir de la conscience féroce allemande en est le Musée de l’Holocauste construit par l’architecte postmoderne Daniel Libeskind. Le bâtiment est la symbolique de ce qu’Alvin Rosenfeld, dans son nouveau et magistral livre à paraître, a appelé «la fin de l’Holocauste». De vieilles valises, de la vaisselle, des photographies, des lunettes, des violons et des cartes postales laissées par les Juifs morts servent à transmettre l’impression d’une histoire perdue. Un espace vide dans le sous-sol à la fin d’un grand couloir sombre, ni chauffé ni climatisé, éclairé seulement par une rampe de lumière naturelle dans la partie supérieure, reproduit le spectre de l’Holocauste.


La prochaine fois, pour ces bons Européens, il sera plus facile de "digérer" la disparition des Juifs lorsque cette nuit de cristal se produira en Israël.

Traduction française de Galila pour Israel-Chroniques-En-Ligne mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification

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