Galerie

Le mur de la paix ou Dati contre Halter

mur de la paix
Jamais un monument, véritable hymne pour la paix n’aura suscité autant de polémiques.
Marek Halter et son épouse Clara ont décidé de poursuivre en diffamation la maire du VIIe Rachida Dati.
Au coeur de l’affaire, le Mur pour la Paix, créé par l’épouse de l’écrivain, Clara Halter, et l’architecte Jean-Michel Wilmotte

Celle ci  réclame le démontage du Mur,
 
"J’ai été surpris et en colère", raconte Marek Halter, évoquant sa réaction  à la pétition de
Rachida Dati qui l’a conduit à poursuivre l’auteur en diffamation.

D’après l’édile, "cette construction provoque l’exaspération des habitants du VIIe arrondissement (…) car elle obstrue la perspective classée de l’Ecole militaire à la Tour Eiffel, en violation de la loi".
"il est resté installé en toute illégalité depuis presque onze ans et obstrue la perspective du Champ-de-Mars, nous ne sommes pas dans une République des privilèges"

L’ex-ministre de la Justice prétend disposer de tous les documents confirmant cette version, ne ménagerait pas ses efforts pour obtenir “ le démontage immédiat du Mur pour la Paix" dont elle fait un combat politique majeur et essentiel de son mandat électif, en y consacrant une énergie considérable.
Elle mobilise donc tous ses administrés au moyen d’une pétition qui figure depuis le 30 mars sur le site de sa mairie.
Elle n’est pas avare non plus de courrier auprès de messieurs Mitterand,  Delanoé et  de Monsieur Gaudin, Préfet de Police.

"le Mur pour la Paix a été autorisé à s’installer sur le Champ-de-Mars, mais uniquement pour une période de trois mois", et cette situation "fait l’objet d’un recours en contentieux au tribunal administratif." 
Madame Dati dit qu’une solution avait été proposée : l’installation du Mur à la Villette.

marek halterRéponse de Marek Halter
:

L’écrivain reconnait que l’installation n’est pas destinée à rester, mais il ironise :

"Vous vous doutez bien qu’un tel monument ne peut pas être laissé en plein milieu du champ-de-Mars en toute illégalité !"
Il affirme que la Ville de Paris, en accord avec le ministère de la Culture, a renouvelé l’autorisation en juillet 2010 pour une période de 3 ans, "le temps de trouver pour les créateurs un lieu d’installation pérenne".

Il est d’autant plus curieux que Rachida Dati parle de "violation de la loi" que des travaux ont été menés récemment sur le monument.
  "Madame Dati a le droit de ne pas aimer l’oeuvre de Clara ou de ne pas aimer mes livres, mais dire que nous tirons bénéfice de ce monument, ce n’est pas possible."

"Elle connait mon engagement, cela m’a beaucoup étonné de la part de Rachida Dati. Même Marine Le Pen n’aurait pas signé une telle lettre !" s’offusque l’écrivain  "Je sais le poids des mots, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer cela",  d’autant que si lui est cité, l’architecte Jean-Michel Wilmotte est "passé sous silence".

Rachida Dati s’appuie sur plus de 5000 signataires, qui souhaitent le démontage du monument. Et sur les nombreux artistes qui, d’après elle, perde ainsi l’occasion d’exposer sur le Champ-de-Mars. "Nous ne sommes pas dans une République des privilèges", attaque-t-elle. Sous entendu, dans une République des citoyens, un monument illégal doit être démonté.

La phrase qui a particulièrement heurté l’écrivain – et qui vaut aujourd’hui à Rachida Dati d’être poursuivie en diffamation :
"Ils oublient que chaque monument aux morts que l’on trouve jusque dans le plus petit village de France est un symbole d’autant plus émouvant de l’importance de préserver la paix." 

 Marek Halter a reçu de nombreux appels de l’étranger où les journalistes s’étonnent, selon lui, sur le fait que "le Mur pour la Paix en France fédère autant de haine".
La date de ce procès sera fixée le 4 juillet par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a-t-on appris jeudi auprès de l’avocat des époux Halter, Me Richard Malka.

Inauguré en mars 2000 sur le Champ-de-Mars, le Mur pour la Paix Inspiré librement du Mur des lamentations, il est composé de douze panneaux de verre qui déclinent le mot "Paix" en 32 langues et 13 alphabets. Des messages peuvent être glissés dans des interstices ménagés entre les panneaux.

Initialement installé pour trois mois, le monument est finalement demeuré à son emplacement d’origine. A la demande de Clara Halter, le Mur pour la Paix a en effet obtenu du ministère de la Culture et de la Mairie de Paris des autorisations successives, par période de deux ou trois ans.

Au fil des ans, la création est devenue un lieu de rendez-vous pour les militants des Droits de l?Homme. Non gardé, elle est régulièrement souillée par des graffitis racistes et antisémites. Des touristes viennent aussi écrire leur nom et la date de leur passage sur la charpente métallique.

 

 

 

 

 

 

Clara et Marek Halter réclament 20.000 euros de dommages-intérêts.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s