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Yom hazikaron / 9 mai 2011

Par Eve P.
La  sirène retentira deux fois au cours de Yom Hazikaron.
Toute activité, y compris la circulation, cessera immédiatement.
Les gens sortiront de leur voiture, même au milieu des autoroutes, et observeront une minute de silence en mémoire du sacrifice de ceux qui sont morts en défendant Israël.

La première sirène marquera le début de Yom Hazikaron, et la seconde annoncera la récitation publique des prières dans les cimetières militaires

1304787790yom-hazikaron-12Nos pensées vont vers les hommes et les femmes qui ont donné leur vie pour défendre la terre de leurs ancêtres, une terre que D.ieu a réservé pour son peuple, une terre où aujourd’hui encore l’âme d’Israël palpite du firmament au crépuscule.
Ce soir, nous prenons conscience de la valeur de ces soldats qui, jour après jour, protègent la vie des israéliens au péril de leur propre existence.
Parce qu’ils ont cru dans la renaissance de l’état hébreu et parce qu’ils savent que cette petite nation ne peut compter que sur elle-même, ils défendent bec et ongles chaque pouce de terrain.
Nombreux sont parmi eux les jeunes qui sont morts, en combattant loyalement.
Nombreux sont ceux qui ont péri par la main des kamikazes.
Nombreux sont ceux qui ont disparu lors d’un attentat.
Moise Cohen en 2005 (Président du consistoire) 

 "On dit que la souffrance se dissout avec le temps. Mais je sais que ce n’est pas vrai : la souffrance devient juste plus profonde au fur et à mesure que les années passent,"

a déclaré Shimon Peres pendant la cérémonie officielle de commémoration devant le Kotel à Jérusalem en présence du président, du chef d’Etat-major de Tsahal Gabi Ashkenazi, et de familles en deuil.

"Vous apercevez un soldat de Tsahal en uniforme dans la rue, et les larmes vous montent aux yeux. Vous entendez des pas dans la cage d’escalier et vous vous dites que peut-être il est de retour, qu’il revient à la maison.
Mais non, ce n’est pas lui. Vous vous rendez à une réunion de famille et votre cœur se brise. Tout le monde danse et rit et vous faites un effort pour esquisser un sourire afin de ne pas gâcher l’atmosphère."
"Cette année encore, nous avons perdu le meilleur de nos filles et de nos fils, dont une partie pendant l’Opération Plomb durci. Cette année encore nous retournerons au cimetière, pour enterrer nos morts, faire le deuil de leur disparition et pleurer en famille.
Pour la 61e année, nous avons enterré nos enfants et la fin ne semble pas plus proche. Encore et toujours nos garçons sont appelés pour protéger leurs pères et mères".
Malgré les nombreuses menaces qui pèsent déjà sur l’Etat hébreu, Peres en a prédit d’avantages à venir, et a insisté sur le fait qu’Israël, même s’il désire la paix, est prêt pour la guerre.
"Cette année, encore, la menace de notre existence est présente (…). Nous ne voulons pas la guerre, mais si nous y sommes forcés, je conseille autant à nos ennemis qu’à nos amis de choisir le bon camp, le nôtre, celui qui a toujours gagné et qui gagnera toujours", a-t-il conclu.

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La Knesset israélienne a établi le 4 Iyar, la veille de Yom Haatsmaout, comme le jour du Souvenir, l’hommage de toute la nation israélienne pour les soldats qui ont perdu leur vie au combat pour la création de l’État d’Israël et de tous ces soldats de Tsahal qui sont morts depuis, en le défendant et  lors de l’Intifada, dont les victimes sont majoritairement des civils tués dans les attentats terroristes palestiniens.

A ce moment, la nation toute entière exprime son impérissable gratitude à ses fils et ses filles qui ont donné leurs vies pour l’indépendance et l’existence de l’état d’Israël.
C’est un jour où, imprégnés du sacrifice de ceux qui sont morts pour la survie de l’Etat, les vivants réaffirment leur fidélité à leur pays. Peut-être parce que la plus grande partie de la population israélienne a des parents ou des amis proches qui ont ainsi perdu la vie.

Des cérémonies à leur mémoire sont organisées en présence des représentants du gouvernement et de l’armée.
Le début de la journée est marquée dès la tombée du soir le jour précédent les commémorations par une sirène.
Dans tout le pays, les habitants marquent une minute de silence très suivie, notamment par les automobilistes.

La cérémonie officielle marquant le début des commémorations a lieu chaque année au Mur des Lamentations et se termine par la mise en berne des drapeaux israéliens.
Le lendemain, une sirène de 2 minutes est sonnée à travers le pays à 11h et ouvre les cérémonies de la journée dans les cimetières militaires.

De nombreuses cérémonies, avec lectures et poèmes, sont organisées dans tout le pays. Une cérémonie nationale a lieu au cimetière militaire du Mont Herzl, où beaucoup de dirigeants d’Israël et de soldats sont enterrés.
Cette cérémonie grave s’achève au moment où débute la liesse du Yom Haatsmaout date anniversaire de l’indépendance d’Israël en mai 1948, transition révélatrice du lien étroit qui relie le sacrifice des victimes et le maintien de l’existence d’un Etat d’Israël vibrant et dynamique. Les citoyens passent du recueillement à la liesse après une cérémonie annuelle sur le Mont Herzl au terme de laquelle le drapeau est relevé.
A la tombée du soir commencent les célébrations de l’indépendance d’Israël. Les citoyens passent du recueillement à la liesse après une cérémonie annuelle sur le Mont Herzl au terme de laquelle le drapeau est relevé.

La juxtaposition des deux jours est inscrite dans la loi israélienne, et rappelle aux citoyens israéliens le prix payé pour leur indépendance.
Les deux journées sont fériées dans les administrations publiques, écoles et lycées, certaines universités cependant tiennent leurs cours dans la matinée.
Yom Hazikaron est largement respectée, à l’exception de la plupart des Arabes (sauf les Druzes et les Bédouins, dont beaucoup ont servi dans l’armée) et des Haredi non-sionistes.
Tout au long de la journée (la veille au coucher du soleil, selon le calendrier lunaire juif) les magasins, restaurants, cinémas, lieux de divertissement, etc sont fermés par la loi. Radio et télévision passent des programmes sur les guerres d’Israël.

Malgré une forte composante laïque, il y a une composante religieuse dans Yom Hazikaron.
On lit un yizkor particulier, la prière "El Male Rahamim" ainsi que le Kadich.
Au coucher du soleil, Yom Hazikaron cède la place aux festivités de Yom Haatsmaout, Jour de l’indépendance.

 

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