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DSK : les principales réactions en France

Par Eve P.
DERNIERES REACTIONS EN FRANCE CE DIMANCHE
,
aux accusations d’agression sexuelle visant le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn:

François Baroin : Porte-parole du gouvernement, a estimé
“qu’il fallait être d’une extraordinaire prudence dans l’expression, dans l’analyse, dans les commentaires et dans les conséquences"
concernant les accusations d’agression sexuelle visant Dominique Strauss-Kahn.
"Il aura le possibilité d’exprimer sa position, de donner sa version",
 
sur France-2. "
François Hollande, candidat à la primaire socialiste
(sur canal +)
"Terrible nouvelle. Je pense d’abord à lui, Dominique Strauss-Kahn, à ses proches, à ses amis socialistes qui apprennent cet évènement sans le comprendre mais en le mesurant, et puis aussi aux Français qui en se levant ce matin entendent à la radio cette information", a déclaré M. Hollande. "Il faut faire très attention", a ajouté l’ex-premier secrétaire du PS, en soulignant qu’il n’y avait "pas de preuve de culpabilité". "Il faut réagir à la fois avec émotion mais aussi avec retenue, réserve, avec le souci de la justice (…) Il faut se garder de toute conclusion prématurée", a-t-il ajouté.
Interrogé sur le fait que cette affaire pourrait empêcher DSK d’être candidat à l’élection présidentielle, l’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé qu’il était "trop tôt pour le dire".


Martine Aubry
: La Première secrétaire du PS
a affirmé qu’il fallait "respecter la présomption d’innocence" et "garder la décence nécessaire". "Les nouvelles qui nous parviennent (…) de New York sonnent à l’évidence comme un coup de tonnerre. Je suis, comme tout le monde, totalement stupéfaite, J’en appelle à attendre la réalité des faits, à respecter la présomption d’innocence et à tous de garder la décence nécessaire", a-t-elle déclaré à Lille devant la presse.
. La patronne du PS a également demandé aux socialistes "de rester unis et responsables". 
"Je voudrais surtout dire aux Français que quelles que soient les circonstances et les aléas, hier comme aujourd’hui, nous sommes là, les socialistes, pour les entendre, pour les comprendre, pour apporter des réponses à leurs problèmes et aux problèmes de notre pays, et aussi pour les servir",
a conclu Mme Aubry.

Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, présidente de Poitou-Charentes :
"C’est un choc. J’ai appris cette nouvelle bouleversante à propos de laquelle tout reste à vérifier", “il serait “indécent de commenter les conséquences de la nouvelle bouleversante et du choc que constitue l’arrestation de DSK à New York”, “DSK a droit comme tout citoyen à la présomption d’innocence tant que les faits ne sont pas prouvés. Ma pensée en cet instant va à sa famille, à ses proches et aussi à l’homme qui traverse cette épreuve", 
"Attendons que la justice fasse son travail et ne transformons pas cet évènement en feuilleton politique", a t-elle déclaré   lors du "Grand Rendez-Vous" Europe /Le Parisien-Aujourd’hui en France.
Mme Royal a “demandé à chacun de se maitriser et de ne pas chercher à profiter de la situation". …) Le moment n’est pas venu de commenter les conséquences de cette affaire sur la politique intérieure", a t-elle souligné  en appelant à "ne pas s’acharner sur un homme tant qu’il n’a pas eu l’occasion de se défendre".

Jean-Marie Le Guen : député PS de Paris, un proche de Dominique Strauss-Kahn, a estimé que les accusations d’agression sexuelle visant le directeur général du FMI ne correspondent en aucun cas à sa "culture".
"Ce type de comportement n’appartient absolument pas de près ou de loin à la culture de Dominique Strauss-Kahn", a-t-il dit sur BFM-TV.
"Les faits, tels qu’ils sont rapportés aujourd’hui, n’ont rien à voir avec le Dominique Strauss-Kahn que l’on connait. Il n’y a rien à voir avec être un homme qui peut être séducteur et utiliser la violence", a ajouté le député socialiste de Paris.
"Nous n’avons pas entendu la version de Dominique Strauss-Kahn, nous savons qu’il plaide non-coupable", a également remarqué le député socialiste.

l’accusation d’agression sexuelle contre le patron du FMI " ne ressemblait en rien à DSK". "Il faut se garder de toute conclusion avant que Dominique Strauss-Kahn ne se soit exprimé", a déclaré ce proche de DSK. "Et puis, et surtout, cette affaire ne ressemble en rien à DSK, l’homme que nous connaissons tous", a-t-il affirmé dimanche à l’AFP.

Bernard Tapie,
ex-ministre et homme d’affaires
a estimé que cette “affaire pouvait évidemment" être un coup monté.
"Je sais ce que c’est la politique qui décide de vous flinguer. Je dis qu’il faut attendre pour le moins qu’on ait la preuve, qu’on ait la certitude, c’est trop grave. Ca me parait tellement incroyable. Il faudrait qu’on se précipite un peu moins",
a-t-il souligné sur LCI. Pour M. Tapie, "ce qui est dramatique, c’est le temps qu’il faudra quoi qu’il arrive". "Imaginons qu’on démontre que c’est une femme de chambre qui est femme de chambre depuis deux jours, parce que c’était quand même la corde qu’on connaissait la plus critiquable, en tout cas la plus fragile (…) On ne va pas le découvrir tout de suite", a-t-il affirmé.

Marine Le Pen : présidente du Front National,
DSK définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l’Etat après son inculpation aux Etats-Unis pour agression sexuelle et tentative de viol”, a estimé dimanche sur RTL MLP ‘en raison de ces graves accusations, la candidature de DSK à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012 avait subi "un coup d’arrêt définitif". Elle a précisé sur BFM-TV qu’”’il avait le droit de se présenter juridiquement, politiquement”, mais que sa candidature venait d’enregistrer "un coup d’arrêt". "Il y a un faisceau de présomptions assez graves puisqu’il a entrainé l’inculpation de M. Strauss-Kahn, ce qui ne nuit pas d’ailleurs à la possibilité pour lui de se défendre et à la présomption d’innocence qui reste intacte. Mais la vérité, et tout le monde le sait, tout Paris, le Paris journalistique, le Paris politique, bruissent depuis des mois, sinon des années, dans les milieux politiques ou journalistiques des relations assez pathologiques qu’entretient M. Strauss-Kahn à l’égard des femmes. Certains, pudiquement, appellent ça une fragilité, d’autres une addiction", a-t-elle ajouté. AP

Pierre Moscovici , député proche de DSK 
"Faisons preuve de retenue, de prudence et de décence
PM a appelé dimanche à "la prudence et à la décence" "Cette nouvelle est un choc qui nous bouleverse. Je pense qu’il faut faire preuve de retenue, de prudence et de décence", a déclaré à l’AFP M. Moscovici. "Attendons la version des faits de DSK. Je le connais depuis 30 ans, ça ne ressemble pas à ce que je connais de lui. J’ai une pensée pour sa famille et pour lui dans cette épreuve", a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche,
s’est dit auprès de l’AFP "consterné", en appelant  “à la retenue et à ne “pas juger avant de savoir”.

Jean-Christophe Cambadélis : député socialiste et proche de DSK  
Toute cette histoire ne ressemble pas à Dominique Strauss-Kahn”
"A l’heure où nous sommes, je ne veux ni ne peux tirer de conclusions hâtives de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn",
a indiqué ce lieutenant de DSK sur son blog dimanche matin.
"Je me souviens encore trop de l’affaire Patrice Alègre ou, dans un autre registre, de celle de l’espionnage de Renault où des innocents ont été accusés à tord", ajoute M. Cambadélis.
"Toute cette histoire ne lui ressemble pas. Dominique Strauss-Kahn va bientôt pouvoir parler, se défendre", poursuit le député socialiste. "Nous pourrons à ce moment-là tirer des conclusions", selon M. Cambadélis.

Bernard Debré
: député UMP de Paris 
Il a qualifié dimanche sur Europe DSK d"homme peu recommandable", estimant que “cette affaire était humiliante pour la France". S’exprimant "à titre personnel",  "C’est terrible". "C’est humilier la France que qu’avoir un homme, comme lui, qui se vautre dans le sexe. Vous imaginez ce que cela peut être et pour le poste qu’il occupe au FMI et pour la France. Il est totalement déconsidéré. Déjà, il se vautrait dans le bling bling, on l’avait vu à travers les journaux et les photos-, maintenant c’est dans le sexe, c’est inacceptable", s’est indigné Bernard Debré.
Comme on lui faisait remarquer que DSK devait aussi bénéficier de
"la présomption d’innocence", il a répondu : "Mais enfin vous croyez que la police américaine serait venue le chercher dans l’avion d’Air France, un homme comme lui", s’il n’y avait pas de fortes présomptions à son égard. "Je trouve cela misérable et très humiliant pour notre pays", a-t-il ajouté. ". "Cela va coûter très cher à la classe politique française également et j’ai peur que cela risque de donner des points à tous ceux qui sont contre les politiques, les extrêmes, l’extrême gauche et l’extrême droite". "Il aura un bon bilan: il aura fait un tort considérable à la classe politique", a conclu le député.

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, président de Planet finances.
Strauss-Kahn ne pourra pas être candidat à la primaire PS, ni rester à la tête du FMI, après son inculpation pour agression sexuelle et tentative de viol. Je ne pense pas qu’il soit candidat à la présidentielle.”
On va avoir une candidature de Martine Aubry contre François Hollande, à la primaire socialiste, a déclaré sur Europe 1 "La présidentielle est loin, loin, loin d’être jouée. On a beaucoup de surprises (…) le président actuel est loin d’être vaincu", a-t-il ajouté.
Il a estimé que le directeur général du Fonds monétaire international allait "laisser la place à un directeur général intérimaire". "Il plaide non coupable et il peut parfaitement l’être" (…) "Mais, il ne pourra pas être candidat à la primaire, ni même au FMI qui va lever son immunité", a poursuivi M. Attali. Il a évoqué  “la possibilité d’une "manipulation" dont aurait été victime Dominique Strauss-Kahn”, en soulignant que le patron du FMI était descendu dans un hôtel de la chaîne française Sofitel.

 Nicolas Dupont-Aignan : président de “Debout la République”
"Une affaire très grave qui nuit considérablement à l’image de la France" "Il faut bien entendu attendre le résultat de l’enquête en cours, mais si les faits sont confirmés, il s’agit d’une affaire très grave qui nuit considérablement à l’image de la France dans le monde. La première conséquence devrait être la démission de Dominique Strauss-Kahn du FMI car il ne peut plus, en aucune façon, représenter la France sur le plan international."

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate
"On a tendu un piège à Dominique Strauss-Kahn"
"Je pense que vraisemblablement on a tendu un piège à Dominique Strauss-Kahn et qu’il y est tombé. C’est une véritable bombe politique pour la politique intérieure mais aussi sur le plan international. Il peut y avoir beaucoup beaucoup d’origines à ce piège. Ça peut venir du FMI, ça peut venir de la droite française, ça peut venir de la gauche française. Mais si c’est le cas, jouer avec l’image de la France comme cela n’est pas acceptable. Pour M. Strauss-Kahn, son avenir présidentiel est très compromis mais ceci n’est rien par rapport à l’image de la France qui est fortement abîmée aujourd’hui car naturellement il y aura des conséquences internationales."

Jean-Marie Cavada, porte-parole du Nouveau centre

"C’est une telle conséquence sur la vie politique, rien que le fait de la suspicion qui est une sorte de coup de tonnerre, que cela exige que l’on se taise et qu’on attende."

Michelle Sabban,
Strauss-kahnienne , vice-présidente du Conseil régionale d’Ile-de-France
"Il s’agit d’un complot international"."Je suis convaincue d’un complot international. C’est le FMI qu’on a voulu décapiter et pas tant le candidat à la primaire socialiste. (…) C’est l’homme le plus puissant après Obama". "C’est une nouvelle forme d’attentat politique. (…) Il était attendu en Tunisie à la fin du mois, où il devait faire des propositions pour que la révolution soit effective. D’autres pays, la Grèce, l’attendaient avec espoir". "On a voulu bloquer le FMI. On est dans la finance internationale…".

François Bayrou, a qualifié auprès de l’AFP "de confondant, navrant et infiniment troublant" l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn.

Jean-Christophe Cambadélis : député strauss-kahnien
Toute cette histoire ne lui ressemble pas. Dominique Strauss-Kahn va bientôt pouvoir parler, se défendre", poursuit le député socialiste. "Nous pourrons à ce moment-là tirer des conclusions”.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République
"Il faut bien entendu attendre le résultat de l’enquête en cours, mais si les faits sont confirmés, il s’agit d’une affaire très grave qui nuit considérablement à l’image de la France dans le monde."

Stéphane Le Foll, député européen, proche de François Hollande
"C’est à Dominique Strauss-Kahn et à lui seul de décider de ce que sera la suite de ce qu’il faudra faire entre le FMI ou les primaires socialistes (…) Cela ne changera pas la ligne qui est la nôtre. Ça changera peut-être le contexte",

François Bayrou, Président du Modem 
"Bien sûr il faut que l’enquête se déroule mais d’ores et déjà on mesure les conséquences à la fois pour un homme, pour son parti mais aussi pour l’image de la France dans le monde. (…) Si les faits sont vérifiés, ce sont des comportements dégradants à l’égard de cette jeune femme et des femmes en général et j’image que beaucoup d’entre elles en seront blessées"

 Dominique Paillé, vice-président du Parti radical et ancien porte-parole de l’UMP.
”Je n’arrive pas à croire à cette affaire-là !" s’est-il exclamé ,
"Dominique Strauss-Kahn est un de mes adversaires, mais il est tout à fait envisageable qu’il puisse être tombé sur une peau de banane qu’on lui aurait mise sous la chaussure", a-t-il estimé, nuançant toutefois,
"S’il est tombé sur cette peau de banane, c’est qu’on savait qu’il avait une vulnérabilité. Et quand on s’apprête à être candidat à la candidature à la présidence de la République française, on se met à l’abri de telles vulnérabilités."
"Si cela était avéré, ça serait un moment historique mais dans le sens négatif du terme pour la vie politique française parce que ça voudrait dire que des candidats potentiels à la magistrature suprême ne pourraient en aucune circonstance tenir leurs pulsions" (…) "Vous imaginez bien les dégâts que cela pourrait provoquer. Je ne vois pas comment le Parti socialiste pourrait ne pas auprès de Dominique Strauss-Kahn déployer les arguments nécessaires – et là ils sont faciles à déployer – pour veiller à ce qu’il ne se porte pas candidat à la candidature"

Julien Dray,député PS.
estime sur son blog qu’il fallait «savoir raison garder et éviter toute panique  dans la perspective de la présidentielle. Il ne s’agit pas de commencer à énumérer des circonstances atténuantes ou des excuses, ni de se substituer à la défense, mais de rester dans le simple cadre de la raison. Il sera toujours temps de juger sur des faits, si faits il y a, quand ils seront éclaircis»

Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France,
est lui «
dans la stupéfaction. C’est franchement une histoire incroyable, épouvantable […] J’ai de l’amitié et je pense à lui. Comme on ne sait pas du tout la nature des faits, il faut avoir des éléments, attendre et se prononcer après […] Qu’il y ait eu un piège ou autre, je ne peux pas vous le dire. Je ne sens pas non plus a fortiori un complot politique ».

Christine Dorejo, élue socialiste
«Cette histoire, ça ne lui ressemble pas.  Il faut attendre que Dominique s’exprime dans cette affaire. Lui ou ses avocats. Moi je le connais bien. Ça fait quinze ans que je le suis. Alors cette nuit, quand quelqu’un du parti m’a appelée pour m’annoncer son arrestation, c’était le coup de massue !»

Anne Sinclair affirme dans un bref communiqué transmis à l’AFP : « Je ne crois pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre mon mari. Je ne doute pas que son innocence soit établie ». L’épouse de Dominique Strauss-Kahn appelle également « chacun à la décence et à la retenue ».
Eve P.

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