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Geert Wilders : “Islam 95% d’idéologie, 5% de religion”

Geert Wilders : le critique le plus franc de l’islam.

Par Bernard Dick -JPost le 16 mai

En tant qu’éditeur du National Post, j’ai souvent compté sur trois lettres pour protéger mes rédacteurs des tribunaux des droits de l’homme : I-S-M  – ces trois lettres étant la différence en anglais quand on épèle  entre «Islam» et «Islamisme».

Le premier est une religion – comme la Chrétienté ou le Judaïsme. Le dernier est une idéologie, qui cherche à imposer à tous les musulmans une version fondamentaliste intolérante de l’islam et à diffuser la foi musulmane à travers le monde. Déclarer l’Islamisme comme une menace n’est pas controversé. Déclarer l’Islam comme une menace est considéré comme un discours de haine.

Geert Wilders

Le refus de Geert Wilders de déployer ces trois lettres est la raison pour laquelle cet homme de 47 ans, homme politique hollandais, se déplace avec des gardes du corps et ne peut dormir dans la même maison deux nuits consécutives. Pour M. Wilders, le problème fléau dont souffre les sociétés occidentales c’est l’islam, un point c’est tout. Le terrorisme, la tyrannie, l’assujettissement des femmes ne sont pas des perversions de l’islam, comme il le voit, mais plutôt  son essence même.

« Le mot « Islamisme » suggère qu’il y a un Islam modéré et un Islam non modéré » m’a-t-il  déclaré lors d’une interview à Toronto dimanche (le 8 mai 2011, NDT). « Et je crois que c’est une distinction qui n’existe pas. C’est comme ce qu’avait dit le Premier Ministre de Turquie (Recep Tayyp Erdogan) : « Il n’y a pas d’Islam modéré ou d’Islam non modéré. L’Islam est l’Islam et c’est comme ça. » C’est l’Islam du Coran ».

« Maintenant, vous pouvez certainement faire une distinction parmi les gens » a-t-il ajouté. « Il y a des musulmans modérés – qui sont la majorité dans nos sociétés occidentales – et des musulmans non modérés. »

« Mais l’Islam lui-même n’a qu’une seule forme. L’idéologie totalitaire contenue dans le Coran n’a pas de place pour la modération. Si vous regardez réellement ce que dit  le Coran, en fait, vous pourriez soutenir que les Musulmans ‘modérés’ ne sont pas du tout Musulmans. Le Coran nous dit que si vous ne suivez pas même un seul verset, alors vous êtes un apostat.»

A la différence des autres critiques de l’Islam qui tendent à éviter le sujet explosif de la personne de Mahomet lui-même, M. Wilders, ouvertement, qualifie le Prophète de l’islam de dictateur, de pédophile et de belliciste. « Si vous étudiez la vie de Mahomet, » m’a dit M. Wilders «  vous pourriez voir que c’était un terroriste pire qu’Osama Ben Laden l’a jamais été ».

C’est un euphémisme de dire que M. Wilders est une figure qui crée des divisions aux Pays-Bas. D’un côté, il est le leader du PVV, le 3e parti politique le plus populaire du pays  – qui, actuellement, est le pilier de la minorité du gouvernement. M. Wilders a été déclaré  « homme politique de l’année » par une radio populaire hollandaise et est arrivé en deuxième position dans divers autres sondages importants.

De l’autre, le Conseil Musulman de Grande-Bretagne l’a qualifié de « prêcheur de haine  franc et implacable  ». Pendant un certain  temps, Wilders a même été interdit  d’entrée au Royaume-Uni. Un rappeur populaire Hollandais a écrit une chanson sur le meurtre de M. Wilders : (« Ce n’est pas une blague. La nuit dernière, j’ai rêvé que tranchais votre tête »).

Avant de rencontrer M. Wilders, dimanche,  je le connaissais  surtout par ses slogans les plus enflammés – comme sa comparaison du Coran à Mein Kampf – que ces détracteurs brandissent comme preuve d’un sectarisme d’esprit étroit.

Cependant, le vrai Geert Wilders s’exprime avec douceur et réflexion. Il apparaît qu’il a voyagé dans une douzaine de nations musulmanes. Il en connaît plus sur la foi musulmane et ce qu’elle signifie pour des gens ordinaires que la plupart des plus ardents défenseurs occidentaux de l’Islam.

Et je ne crois pas non plus que M. Wilders  soit un sectaire, au moins pas dans le sens où ce mot est compris habituellement.

« Je ne hais pas les musulmans, je hais leur livre et leur idéologie, » c’est ce qu’il a déclaré en 2008 au journal britannique  le Guardian. M. Wilders voit l’Islam comme apparenté au communisme ou au fascisme, comme une cage qui enferme ses malheureux  adeptes dans une structure mentale de haine et de peur.

En d’autres termes, M. Wilders décrit les musulmans comme des victimes de mauvaises idées. Dans cette façon de voir, son attitude est entièrement différente des antisémites et racistes classiques qui traitent les Juifs et les noirs d’êtres inférieurs sur le plan biologique.

Bien sûr, dans la tradition moderne occidentale du politiquement correct, la haine est exprimée à l’égard d’une religion est habituellement placée au même niveau de mépris des droits de l’homme que la haine exprimée à l’égard d’une race ou d’une ethnie. Mais l’Islam n’est pas  du tout en vérité une religion comme le voit M. Wilders, mais plutôt une idéologie politique rétrograde avec des ornements religieux.

Il note qu’alors que les autres religions tracent une distinction entre Dieu et César, entre le séculier et le spirituel, l’Islam exige la soumission dans tous les aspects de l’existence humaine, à la fois à travers la formulation du Coran lui-même et la loi de la Charia qui s’est développée dans son ombre. La foi fournit aussi une justification pour une guerre d’agression,  calomnie les non-croyants et prononce la mort contre ses ennemis. Bref, M. Wilders soutient que l’Islam a tous les ingrédients de ce  que les étudiants de l’histoire du 20e siècle pourraient reconnaitre comme une idéologie totalitaire complètement aboutie.

« Je vois l’Islam comme 95% d’idéologie et 5% de religion – les 5% étant  les temples et les imams, » m’a-t-il dit. « Si vous retirez du Coran toute sa substance négative, pleine de haine, antisémite, vous vous retrouveriez avec un minuscule [livret]. »

Il est facile de voir pourquoi beaucoup d’Européens en viennent simplement à la conclusion que M. Wilders incite à la haine. Il veut stopper l’immigration non-Occidentale vers les Pays-Bas jusqu’à ce que les immigrants présents puissent être intégrés et veut expulser tout étranger qui commet un crime – le même genre de politiques que celles que préconisent les vrais xénophobes.

Mais même ainsi, son insistance à distinguer la foi de l’idéologie est une idée qui mérite d’être prise au sérieux. Car elle pose cette question: Si nous permettons la condamnation des cultes totalitaires créés par les dictateurs modernes, pourquoi ne stigmatiserions-nous pas (ou même criminaliserions-nous pas), la condamnation de  notions reconnues comme similaires quand elles se sont trouvées attribuées à un prophète du 7e siècle ?

C’est une bonne question. Et autant que je sache, Geert Wilders est le seul homme politique occidental qui la prend sérieusement en considération.

Jonathan Kay
Rédacteur en chef du site http://www.nationalpost.com (canada)
Traduit de l’anglais par Bernard Dick

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