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Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?

Depuis moins d’un mois, les associations juives se focalisent à mobiliser la communauté juive de France contre le départ du bateau français pour Gaza. A l’heure actuelle, on ne peut que constater que les pressions exercées à tous les niveaux n’empêcheront pas le bateau français de rejoindre la flottille II.

Il semblerait même qu’il y aurait un deuxième bateau français qui rejoindrait cette flottille.

Olivia Zemor

Pendant ce temps là, la délégitimation d’Israël ne s’arrête pas.
A travers les actions croissantes BDS pour un boycott total d’Israël, de la simple orange jusqu’au high tech, même si d’un point de vue macro-économique, ce mouvement ne cause aucune perte à l’économie israélienne dynamique. Il ne faut pas sous estimer l’impact négatif d’un point de vue médiatique et politique pour Israël de ces actions BDS.

L’objectif premier de ce mouvement, n’est en aucun cas une stricte application du droit international mais d’isoler à tous les niveaux qu’ils soient locaux ou internationaux, l’Etat d’Israël et de l’affaiblir in finé diplomatiquement sur la scène internationale.

Le CRIF, le BNVCA ou encore la Chambre de Commerce France-Israël prennent bien entendu très au sérieux ces actions de boycott ici en France. De nombreuses actions en justice contre ces associations, élus nationaux, locaux et militants pro-palestiniens, ont été engagés et des condamnations sont tombées mais aussi des relaxes.

Les organisations pro-palestiniennes en France affiliées au mouvement BDS sont terriblement bien organisées, aussi bien dans l’organisation de leurs actions de boycott que dans la mobilisation pour défendre leurs militants poursuivis en justice. Ils ont très bien compris qu’en montrant à la justice française que leur mouvement n’est pas marginal, ils bénéficient d’un certain soutien populaire constant. Petit à petit, ils arriveront indirectement à peser sur les décisions de justice dans lesquelles ils sont impliqués.

Ce vendredi 17 juin, a eu lieu devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris le procès d’Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, poursuivie pour avoir mis en ligne la vidéo d’une action de boycott d’Israël (BDS) conduite à Evry (Essonne) en juillet 2009.

Ils étaient plus de 200 militants a venir d’un peu partout, de France, même de Belgique, soutenir la Présidente d’EuroPalestine.
A l’intérieur de la salle d’audience ils étaient plus de 150.
Nous, nous étions seulement deux militants sionistes à l’intérieur de cette salle d’audience, et cinq à six autres militants sionistes dans la salle des pas perdus qui n’ont pu trouver place.

Cette mobilisation massive de leur part n’est pas passé inaperçu pour les magistrats français, une salle d’audience complètement acquise à la cause du boycott d’Israël, alors que cette affaire revêtait un caractère particulièrement grave et important. L’ambiance fût légère, détendue, sans parler des ricanements incessants à chaque prise de paroles des avocats de la partie civile, qui n’ont guère étés rappelés à l’ordre par les magistrats.

L’absence d’appel à la mobilisation de nos associations pour ces procès au combien important contre le boycott des produits fabriqués par des juifs vivants Israël (et par conséquent indirectement des produits Kasher) est extrêmement grave et inadmissible.
Y aurait-il une forme d’indignation sélective de nos associations ?
Nous sommes en droit de nous poser cette question légitime.

Certains diront qu’ils ne peuvent pas être partout (une réponse très souvent entendue à l’audience dans la bouche des témoins interrogés par Maître Goldnadel à la question de savoir s’ils se mobilisaient également pour boycotter d’autres Etats ), d’autres diront qu’ils étaient retenus pour des raisons professionnelles… mais en face qui avions-nous ? Des retraités, des mères de familles et des étudiants… ah oui c’est vrai c’était un vendredi. C’était Chabath… Quand on veut on trouve des solutions… Quand on ne veut pas on se trouve des excuses.

Seulement voilà, ce n’est pas la première fois que cela arrive, et toutes les audiences n’ont pas eu lieu à chaque fois un vendredi. Espérons qu’à l’avenir nos associations prennent conscience de l’importance de mobiliser la communauté pour ces audiences.

Les Pirké Avoth nous enseignent cette célèbre maxime de nos Pères :
«  Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
Si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si ce n’est pas maintenant, quand le sera ?”
Une précieuse maxime que nous devrions tous méditer avant que cela ne soit trop tard.

M. Jonathan CURIEL & M. Yohann TAIEB – JSSNews

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2 réponses à “Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?

  1. je suis heureuse d’être venue ici……….
    Pati

  2. Les paroles d’Hillel sont merveilleuses et appropriées..
    encore merci…
    Pati

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