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Quand le Syndicat français des Journalistes (SNJ) s’attaque à Guilad Shalit…

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews
 Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) serait-il le porte-parole du Hamas en France ? La question mérite d’être posée puisque ce syndicat risque d’être le cœur d’une sérieuse polémique en France. Ces dernières semaines, JSSNews a consacré plusieurs articles au combat, brillamment mené par Jonathan Curiel et Yohann Taïeb, pour que tous les grands médias français comptent Guilad Shalit parmi le nombre officiel d’otages français encore -malheureusement- détenus dans le monde.

Ces deux militants actifs de la cause de Guilad ont réussi, en quelques semaines, à convaincre les Directions de Rédaction de France Télévisions, Itélé, RMC, RFI et dernièrement de TF1, du bien-fondé de l’intégration de Guilad au nombre des otages français avec des rappels quotidiens ou hebdomadaires.

Depuis, chaque semaine, le mercredi sur France Télévisions et le jeudi sur TF1, des millions de téléspectateurs français savent qu’il y a dorénavant un otage français à Gaza, Guilad Shalit, de même que chaque matin à 8h sur Radio France Internationale (RFI), des millions d’auditeurs à travers le monde (y compris à Gaza) entendent le même message de soutien pour les neuf otages français détenus.
Ce changement en faveur de Guilad a, en plus d’avoir donné une gifle
aux organisations anti-israéliennes, qui se réjouissaient que les médias français ne comptaient pas Guilad comme un otage français, fait visiblement sortir le loup de sa tanière.

Et quel loup !

Rien de moins que le puissant et omniprésent Syndicat National des Journalistes français, le SNJ, qui tente de contrer, auprès des directions des médias, l’offensive de ces deux militants en faveur de la vérité sur la détention de notre jeune compatriote.

Jonathan Curiel et Yohann Taïeb ont réussi à se procurer un document très compromettant pour le SNJ : un compte-rendu de la réunion des Délégués du personnel de RFI, en date du 26 juillet 2011, dans lequel le SNJ demandait des comptes à la Direction de RFI pour avoir comptabilisé Guilad et avoir répondu favorablement à la demande de ces deux militants :

« Question du SNJ : « Guilad Shalit est un soldat franco-israélien enlevé il y a 5 ans, par une faction palestinienne. C’est un prisonnier de guerre, et pourtant RFI le compte désormais parmi les « otages français » (civils) auxquels on rend hommage tous les jours, dans le journal de 8H. Un site d’information pro-israélien jssnews.com, s’en félicite d’ailleurs, et se vante d’avoir adressé à Alain de Pouzilhac « une mise en demeure ». Qu’en est-il ? La direction de RFI a-t-elle subi des pressions ? Pourquoi ce changement d’attitude au sujet de Guilad Shalit ?

Réponse de la direction : Effectivement, RFI a été saisie par un « auditeur qui s’intéresse à la question». Nous nous sommes tournés vers le quai d’Orsay, qui tient lui-même sa position du Président français : « Guilad Shalit n’est pas un prisonnier de guerre parce qu’il ne bénéficie pas des dispositions prévues par les conventions internationales ». Il est donc considéré comme un otage.

Commentaire du SNJ : Si tous les prisonniers de guerre qui ne bénéficient pas des dispositions prévues par les conventions internationales étaient considérés comme des otages, ça ferait du monde…. (Vous avez dit Guantanamo ?). L’auditeur en question est en fait un militant actif proche du site jssnews.com, site qui tient des propos violemment anti-palestiniens. »

Ainsi donc le puissant SNJ, français, au mépris des dispositions des conventions de Genève, au mépris du fait que l’ONU, l’Union Européenne, la Croix Rouge Internationale, Amnesty Internationale, l’Élysée, le Quai d’Orsay ou l’association « Otages du monde » de l’ex journaliste français Jean Louis Normandin (otage au Liban dans les années 80), qui considèrent que Guilad est un otage et non un prisonnier de guerre, ce syndicat affirme l’inverse, comme vérité absolue sur le statut de Guilad.

Le SNJ n’a que faire également du fait que le Centre Palestinien de Défense des Droits de l’Homme considère que Guilad Shalit est un otage.

Pire, ce syndicat opère une distinction particulièrement discriminante entre les otages français, en précisant : « … RFI le compte désormais parmi les « otages français » (civils) auxquels on rend hommage tous les jours, dans le journal de 8H. ». Sous-entendant que Guilad ne serait pas Français parce que Franco-israélien.

Ce syndicat précise entre parenthèse que les autres seraient eux « civils », en omettant délibérément d’indiquer Denis Allex (un pseudonyme), agent de la DGSE capturé en cours de mission en Somalie il y a deux ans. Au regard de l’article 46 du Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, est soit un prisonnier de guerre soit un espion :

1. Nonobstant toute autre disposition des Conventions ou du présent Protocole, un membre des forces armées d’une Partie au conflit qui tombe au pouvoir d’une Partie adverse alors qu’il se livre à des activités d’espionnage n’a pas droit au statut de prisonnier de guerre et peut être traité en espion.

2.  Un membre des forces armées d’une Partie au conflit qui recueille ou cherche à recueillir, pour le compte de cette Partie, des renseignements dans un territoire contrôlé par une Partie adverse ne sera pas considéré comme se livrant à des activités d’espionnage si, ce faisant, il est revêtu de l’uniforme de ses forces armées.

3. Un membre des forces armées d’une Partie au conflit qui est résident d’un territoire occupé par une Partie adverse, et qui recueille ou cherche à recueillir, pour le compte de la Partie dont il dépend, des renseignements d’intérêt militaire dans ce territoire, ne sera pas considéré comme se livrant à des activités d’espionnage, à moins que, ce faisant, il n’agisse sous de fallacieux prétextes ou de façon délibérément clandestine. De plus, ce résidant ne perd son droit au statut de prisonnier de guerre et ne peut être traité en espion qu’au seul cas où il est capturé alors qu’il se livre à des activités d’espionnage.

4. Un membre des forces armées d’une Partie au conflit qui n’est pas résident d’un territoire occupé par une Partie adverse et qui s’est livré à des activités d’espionnage dans ce territoire ne perd son droit au statut de prisonnier de guerre et ne peut être traité en espion qu’au seul cas où il est capturé avant d’avoir rejoint les forces armées auxquelles il appartient.

Guilad Shalit effectuait son service militaire obligatoire, il n’était pas en terrain hostile, ni en mission commandée. Denis Allex opérait en terrain hostile et était en mission commandée. Cependant, il est comptabilisé comme un otage français civil sans se voir reprocher quoi que ce soit par le SNJ. Guilad Shalit lui, est exclu injustement et arbitrairement de son statut d’otage par ce syndicat. Son seul tort serait-il, juste, d’être Juif ?

Le SNJ se soucie plus apparemment des détenus de Guantanamo que de Guilad, une préférence sans doute due au fait que de nombreux journalistes arabes d’Al Arabya ou d’Al Djazira y ont été transférés en raison d’éléments accablants à leurs encontre, par les services secrets américains ou internationaux ; ou peut être en remerciement à Khalid Cheikh Mohammed, le commanditaire et le bourreau du journaliste juif américain Daniel Pearl lâchement et sauvagement décapité. Une décapitation filmée et agrémentée de plusieurs images insérées de l’enfant palestinien, Mohamed Al Dura, qui ont servi de prétexte pour cet horrible assassinat. Le SNJ fût et est toujours à la tête du soutien extrémiste et aveugle du reportage plus que controversé de France 2 et de Charles Enderlin.

Dans la question posée à la Direction de RFI, le SNJ évoque l’enlèvement de Guilad par une faction palestinienne, une rhétorique sémantique habituelle pour masquer le fait que ce n’est pas une « faction palestinienne », mais une organisation terroriste (classée comme telle par les listes de l’Union Européenne) qui a commandité et mené l’enlèvement de Guilad, le Hamas et ses Brigades Izz Al Din al Qassam.
Malheureusement, aucun rappel du SNJ sur le fait que ces factions palestiniennes ont pris en otage une quinzaine de journalistes internationaux à Gaza ces dernières années dont notamment deux Français, Caroline Laurent, journaliste au magazine féminin “Elle”, et Alfred Yagohbzadeh, un photographe de l’agence Sipa-Press, enlevés dans un hôtel de Gaza… Qui mieux qu’un otage peut dire si Guilad est on otage ou pas ? Qui mieux qu’un ex-journaliste otage, peut affirmer sans aucune ambiguité possible que Guilad est un otage, à l’image notament de Florence Aubenas, qui
a toujours considérée que Guilad est un otage ?

Curiel, Aubenas et Taïeb

La mauvaise foi de ce syndicat et la propagande du Hamas transpirent à chaque ligne de ce compte rendu de réunion au sujet de Guilad.

N’étant pas à une imprécision prés le SNJ affirme que JSSNews aurait mis en demeure le Président de RFI et s’en serait vanté. Pourtant la réponse positive du président de RFI est adressée aux seuls militants Yohann Taïeb et Jonathan Curiel, et non à la rédaction de JSSNews.

Dans l’incapacité totale de reprocher quoi que ce soit à ces deux militants actifs (faut-il comprendre que pour le SNJ, il y aurait des militants sionistes « passifs » ?), ce syndicat ne trouve rien d’autre comme argument que de prétendre que JSSNews serait un site tenant des propos violemment anti-palestiniens. Jolie réversion de situation !

Le SNJ définit donc comme étant des propos violemment anti-palestiniens le fait de dénoncer régulièrement la corruption de l’Autorité Palestinienne, l’incitation à la violence et à la judéophobie de l’Autorité Palestinienne et du Hamas, le non-respect des droits de l’homme par ces deux entités dénoncées par HWI ou Amnesty International, l’exploitation abusive de la main d’œuvre très bon marché des Gazaouis par les contrebandiers du Hamas, le harcèlement et le racket des commerçants gazaouis par le Hamas

Le SNJ confond information et opinion, confond la liberté d’opinion de tout journaliste et le fait d’être non plus un journaliste mais l’instrument d’une propagande.

Quand un journaliste prétend faire de l’information pour servir le public, il a une obligation de neutralité et d’impartialité, ce qui n’a rien à voir avec l’objectivité – ce qui est un faux débat à mon avis. Le journalisme d’information repose sur ces valeurs fondamentales : intérêt public, vérité et rigueur, neutralité/impartialité, équité et intégrité. Le journaliste qui prend position et se livre à du journalisme partisan, doit en aviser explicitement son public à chaque fois qu’il traite de sujets politiques controversés et de nature partisane.

Ce qui n’est en aucun cas celui du SNJ qui fait passer son parti pris anti-israélien pour une information objective et impartiale auprès de l’opinion publique française.

JSS News est très clair sur ce point vis-à-vis de ses lecteurs : JSSNews.com est un webzine d’opinion israélien qui revendique un engagement sans être partisan, grâce à une rédaction totalement indépendante. Un traitement éditorial qui laisse le lecteur libre d’interprétation.

Il est désormais temps que les journalistes emprisonnés dans une certaine idéologie cessent de prendre en otage une partie de la population pour des convictions malsaines qui vont bien au-delà du devoir du journalisme.

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Une réponse à “Quand le Syndicat français des Journalistes (SNJ) s’attaque à Guilad Shalit…

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