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Quand un syndicat de journalistes colore l’information

Par Yosef Kutner
Nous connaissons tous l’influence néfaste des médias sur l’image d’Israël en France. L’affaire Al Dura, pour mentionner l’une des plus fameuses supercheries, nous a montré comment les Palestiniens manipulaient l’image et comment la presse française se précipitait dans le piège. Mais cette attaque innommable contre Israël est loin d’être un cas isolé.

Ainsi, vous avez pu constater pendant des années que Gilad Shalit n’apparaissait dans aucun média, autre que communautaire, comme l’otage qu’il était. Aucune télévision ou radio n’y faisait référence comme un otage français. Au mieux le qualifiait-on de prisonnier de guerre, appellation qu’aucun raisonnement ne saurait justifier comme nous allons le voir, et encore. On se demandait même s’il était encore prisonnier, car on n’en entendait pratiquement plus parler.

Pour quelle raison cette omerta des journalistes ?
Quel péché avait commis le jeune homme pour mériter une telle punition médiatique ?
Les deux militants Jonathan Curiel et Yohann Taïeb ont levé un coin du voile dans un article paru dans les pages de JSSNews.

Rappelons les faits car ils sont rarement rapportés correctement par nos chers médias :

1- Gilad Shalit a été capturé le 25 juin 2006, suite à une incursion du Hamas sur le territoire israélien (territoire internationalement incontesté, proche de la frontière avec Gaza). La plupart des médias utilise une expression du style "à la limite de Gaza", particulièrement ambiguë puisqu’il y a deux côtés pour toute limite. Les médias utilisant ces expressions jettent le doute sur l’agresseur, dans la circonstance.

2- Gilad Shalit a été capturé par le Hamas, un groupe reconnu comme terroriste par la France et l’UE. Ce groupe terroriste a depuis pris le pouvoir en chassant de la bande de Gaza ce qui pourrait apparaître comme une "l’armée régulière", les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne. Le Hamas n’est donc pas d’une armée ayant le monopole de la force dans un état (même si l’AP n’est pas un état, stricto sensu).

3- La Croix Rouge n’a pas pu visiter Gilad Shalit ne serait-ce qu’une seule fois, malgré leurs demandes répétées. Gilad n’a pas accès à des soins médicaux (pour pouvoir garder secret son lieu de détention) et sa religion n’est pas respectée (absence de nourriture cachère). Ses conditions de détention sont, de plus, particulièrement inhumaines (pas de visite et impossibilité de communiquer avec ses parents).

Il résulte de tout ceci qu’il est impossible de considérer Gilad Shalit comme un prisonnier de guerre. Le Hamas, organisation terroriste (point 2), ne peut pas faire de prisonnier de guerre, n’a pas signé les Conventions de Genève et de toute façon ne les respecte pas (point 3). Gilad est donc un otage, capturé lors d’une incursion terroriste sur un territoire israélien et non-disputé (à l’intérieur de la Ligne Verte de 1949, point 1).

Né et vivant en Israël, il a très normalement été appelé à faire son service militaire en Israël à l’âge de 18 ans. Je précise celà car des propagandistes s’étonnent qu’un français fasse son service national en Israël. A croire qu’ils ignorent que l’on puisse avoir la double nationalité. Car voila, Gilad Shalit n’est pas seulement israélien, il est aussi français.

Et c’est là que les ennuis commencent…

Pendant de longues années, Gilad Shalit n’a pas été mentionné une seule fois dans les médias français, hormi ceux de la communauté juive ou qui supportent Israël, commeotage français, parmi une liste qui s’est progressivement allongée. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question subjective: Gilad Shalit est un otage français par définition. Et durant ces années, le mutisme de la presse a été à l’égal de celui du Quai d’Orsay.

Puis suite à une action médiatique de nos deux militants, le cabinet de Nicolas Sarkozy s’empare de l’affaire et le Quai d’Orsay finit par reconnaître le statut d’otage à Gilad Shalit. Muni de cette confirmation, il leur fut possible de mettre en demeure les médias de corriger leur erreur: France Télévisions, TF1 et RFI s’exécutent. Ils mentionneront dorénavant régulièrement la totalité des otages français.

C’est alors que le coin du voile de l’omerta médiatique se lève. Un syndicat de journalistes, le SNJ, s’offusque de ce changement: "C’est un prisonnier de guerre" affirment-ils ex cathedra, dans un compte-rendu d’une réunion des délégués du personnel du 26 juillet 2011, selon un document publié par JSSNews, journal que le syndicat qualifie de "violemment anti-palestiniens" comme si cela avait le moindre rapport avec le statut de Gilad Shalit comme otage.

L’action de ce syndicat, le SNJ (Syndicat National des Journalistes), se révèle ainsi comme ayant favorisé la mise sur un pied d’égalité de l’armée israélienne et d’un groupe terroriste, chacun faisant des prisonniers de guerre, dans un conflit où tous deux respecteraient les Conventions de Genève.snj-shalit

Comment des gens dont la mission est d’informer le public en sont arrivés là ? A la limite, peu importe ! Cela se reproduira et il faut que le public français le sache. Ces journalistes ont un agenda politique qui les conduit à salir Israël, quitte à rendre respectable une organisation terroriste et à sacrifier un compatriote. Il faudrait que le CSA s’intéresse un peu plus à ce genre d’affaires, pour que nous n’ayons plus à compter sur le courage de quelques individus pour restaurer une vérité pourtant claire.

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2 réponses à “Quand un syndicat de journalistes colore l’information

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