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Cérémonie du décrochage du portrait de Guilad Shalit à la mairie du XVIème le 25 octobre 2011 Discours intégral de Claude Goasguen

Transcription par Eve P.

”Aujourd’hui nous allons célébrer la libération du jeune otage franco-israélien détenu pendant cinq ans dans les geôles du Hamas.goasguen4

Oui, ça a été difficile parfois,  d’expliquer à nos compatriotes que Guilad Shalit était avec nous un français comme nous et qu’il avait le droit comme nous tous au respect de la République.
Oui, cela a été difficile d’expliquer qu’on ne pouvait pas faire de différence entre les otages français et que si aujourd’hui son portrait figure pour quelques moments encore sur la façade du seizième arrondissement  c’est parce qu’il avait les mêmes droits que madame Betancourt,  c’était comme un franco-israélien, c’était comme un franco-colombien et comme un français.

Dans ce combat, nous avons du d’expliquer à certains de nos compatriotes qui ne voulait pas l’entendre qu’il ne s’agissait pas d’un soldat israélien mais qu’il s’agissait d’un jeune français qui faisait son service militaire en Israël, qui a été enlevé sur le territoire israélien en période de non-agression par une bande armée.
Que ce jeune soldat franco -israélien a été détenu et non comme prisonnier.
Rappelez les amalgames que l’on n’a pu faire avec d’autre prisonniers qui eux en Israël  bénéficiaient de tous les droits de la défense.
Il n’avait le droit à rien parce qu’il était otage, ni le droit de visite de sa famille, ni des organisations humanitaires, ni même le droit au contact otage. Cette pratique médiéval et barbare pendant cinq ans,  par un peuple qui a accepté qu’a  coté de lui puisse être détenu dans ces conditions ce jeune français.

C’était pour nous inadmissible et nous ne l’avons pas admis.

Et puis progressivement certains de nos amis courageux,  j’en salue ici, je vois ici Eric Raoult,  notre ami Kossowski à Courbevoie, notre ami Patrick Beaudoin à Saint mandé,  Dominique Tian  à Marseille, à Nice, note ami Christian Estrosi et Rudy Saale
A Paris quelque uns timidement dont Patrick Bloch, mais nous n’avions pas encore rencontré le  grand succès.

Bien sur il y a quelque mois à la télévision, parce que des journalistes avaient été enlevé et étaient détenu comme otages nous avons réussi à obtenir et  j’en remercie le comité de soutien de Guilad Shalit.
Nous avons réussi à obtenir qu’on puisse dire  à la télévision qu’il n’y avait pas huit mais neuf otages français.
Quel succès ! Ce silence,  et au bout de cinq années que l’on puisse dire dans les médias français que la reconnaissance d’un jeune français qui était aussi français qu’un autre et qu’il avait le droit à la même défense et que la république ne faisait pas de choix parmi ses enfants.

Et puis tout est arrivé. Tout est arrivé et je voudrais dire ici tous les remerciements que nous devons adresser au gouvernement israélien, au premier ministre Benjamin Netanyahu, des remerciements de ce courage,  ce courage terrible des choix des hommes d’état :
choisir entre la libération de terroristes et le retour dans sa patrie de ce soldat conformément à la tradition israélienne qui, ne laisse jamais un soldat même mort en territoire ennemi.

C’est une grande satisfaction mais ce n’est pas une joie.
Comment peux t’on analyser comme certains de nos compatriotes on fait parmi certains responsables politiques de mettre sur le même plan la libération  de centaines de terroristes et la libération d’un otage ?
Comment peux t’on imaginer que l’on puisse mettre en parallèle ce genre de situation ?

Ce n’est pas un jour de joie, c’est la raison pour laquelle nous n’aurons pas de fête complète car je sais qu’en Israël il y a des centaines de familles  qui pleurent aujourd’hui que des centaines de meurtriers, des sauvages qui ont assassinés leurs fils sont désormais en liberté.
Ces assassins, ces sauvages, désormais en liberté, qu’il subissent la punition qu’ils méritent, qu’il subissent le châtiment de ceux qui se sont conduit comme des terroristes, des vrais.

Je me permet de saluer, permettez moi de le faire  le soutien que quelquefois discrètement, que le président de la république a donné par cette permanente  préoccupation qui était la sienne de voir ce jeune français détenu.
Nous avons fait  beaucoup d’effort comme l’Allemagne,  la France avec Israël a soutenu cette libération, je voudrais l’en remercier.Il y a aujourd’hui beaucoup d’ouvriers de la vingt-cinquième heure qui se félicitent tardivement mais qui n’ont pas été au premier rang.
Nous avons eu non sans mal, nous avons réussi à imposer que
Guilad Shalit soit citoyen d’honneur de la ville de Paris.

Celui que je voudrais remercier et féliciter pour son courage c’est Guilad Shalit lui même, car  je n’oublierai jamais que ce jeune homme détenu pendant cinq ans dans des conditions épouvantables a eu le courage sur une question fallacieuse d’une journaliste égyptienne, sur une question que par ailleurs  toutes les télés arabes et les radios arabes  coupaient la réponse de Guilad Shalit a eu le courage de dire que bien sûr il souhaitait  la paix et la libération mais à condition qu’on ne combatte pas Israël.
Et à ce moment là, Guilad Shalit n’est pas encore remis aux autorités israéliennes, il a derrière lui les troupes encagoulées et armées du Hamas,  il est au Caire, il n’est pas en Israël.
Et bien, je crois
qu’il faut saluer la détermination, son courage, sa dignité, sa fidélité.
 
Aujourd’hui  mes chers amis nous sommes nombreux je voudrais presque paraphrasé la célèbre tirade de corneille, et déjà voyez beaucoup trop fort, nous étions peu, très peu au départ et nous étions cinq mille en arrivant au port.  
Et bien vous êtes là ,et c’est vous que je dois remercier pour le soutien infaillible, déterminé que vous avez accordé à Guilad Shalit à nos cotés, nous élus du seizième, nous élus de la république, nous défenseur des droits de l’homme et dans la tradition de la France.

Je voudrais dire tout à l’heure, nous allons descendre le portrait de Guilad Shalit, mais c’est dans nos cœurs que restera Guilad Shalit.
Dans nos cœurs parce car il représente ici,  le combat de ceux qui ont une certaine conception de la république et de la France et d’Israël.
Et, je suis fier aujourd’hui avec monsieur ambassadeur de descendre ce portrait qui restera  dans nos cœurs et j’espère que lorsqu’il sera rétabli et qu’il viendra nous rendre visite,  nous lui offrirons ce portrait qui est gravé définitivement  dans l’esprit et dans l’âme du seizième arrondissement. et bien savez il y a peu de moments où les hommes politique se disent qu’ils ont fait quelque chose de bien. Mardi lorsque à l’assemblée nationale j’ai vu l’ensemble de l’hémicycle communistes inclus applaudir à la libération de Guilad Shalit.

Je me suis dis , voilà un bon combat, voilà un combat juste voilà le combat de la vraie France.
Merci à tous

Je voudrais vous dire avec toute  l’affection que je porte à Israël,
Vive Israël, vive la France.
Vive l’amitié France Israël.
Quand le combat est juste, même si on est peu nombreux au départ, on gagne.
Les  démocratie dans leur fragilité, dans leur difficulté d’être, c’est un avertissement à toutes les dictatures qu’elles ne se trompent pas, les démocraties malgré toutes les difficultés n’oublient jamais le son de la justice, n’oublient jamais  les combats justes et nous gagnerons encore.. croyez moi

Vive Israël, vive la France.”

goasguen5

Et Parole Franco Juive rajoute :
Merci Monsieur Goasguen

© Reproduction autorisée avec le lien Parole Franco Juive

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