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L’avocat général de la Cour de Cassation donne raison à Philippe Karsenty

Par Serge Golan
Affaire bientôt close ?
L’avocat général de la Cour de cassation vient de donner raison à Philippe Karsenty dans le long combat judiciaire qui l’oppose à Charles Enderlin. Dans l’avis transmis à la plus haute instance judiciaire française, il confirme en effet une décision de la Cour d’appel déboutant le journaliste de France 2 de sa plainte en diffamation contre Philippe Karsenty qui affirmait que son reportage sur la mort de Mohamed al-Dura était truqué. Charles Enderlin s’était alors pourvu en cassation. Sauf surprise, la Cour de cassation devrait donc, début janvier, se ranger à l’avis de son avocat général et rejeter ce pourvoi.

Désormais candidat aux législatives de 2012, ce dernier l’a annoncé lui même mardi 29 novembre dernier à l’occasion d’une conférence consacrée à l’affaire al-Dura qu’organisait l’Union des Français de l’étranger (UFE-Israël) à Herzlya.
Cette soirée à laquelle assistaient près de deux cents personnes marquait également sa réconciliation publique avec Stéphane Juffa, le rédacteur en chef de la Ména, l’un des premiers à avoir défendu la thèse de la manipulation.

En avril 2008, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris avait ainsi estimé que Philippe Karsenty, avait « exercé de bonne foi son droit de libre critique » et « n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression » en accusant France 2 d’avoir diffusé les images « d’une mise en scène » à propos des évènements de septembre 2000. Une thèse du bidonnage journalistique qui lui avait valu pourtant d’être condamné en première instance pour diffamation.

Dans ces attendus de la Cour avait finalement apporté de l’eau au moulin de Philippe Karsenty. Les juges avaient en effet expliqué en substance qu’il était légitime de s’interroger sur l’authenticité du reportage. « L’examen des rushes ne permet plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure », confirmait la 11e chambre, concluant qu’« il y a lieu de décider que Philippe Karsenty a exercé de bonne foi son droit de la libre critique ».

Un raisonnement auquel s’est donc rangé Jean Berkani, l’avocat général de la Cour de cassation. Si cette dernière décide de le suivre, elle mettrait du coup définitivement fin au débat : oui, il est permis de contester la véracité de la mort de Mohamed al-Dura telle que l’a présentée France 2 en septembre 2000.

Hamodia

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